Habits traditionnels

 Habits traditionnels 

 


Le Mzab est l'une des rares régions d'Algérie où hommes et femmes on pu garder leurs habits traditionnels. Dans cette région conservatrice, le costume traditionnel a certes évolué, mais il garde toujours les trais essentiels des anciens costumes berbères de la région. Autrefois, les hommes se vêtaient d'une "gandoura",



 chemise tissée en laine et décorée de mêmes motifs qu'on retrouve aujourd'hui sur le tapis mozabite. Cette "gandoura" était une sorte veste longue dépourvue de manches. Aujourd'hui les Mozabites ne portent plus ce tissage, et on ne peut le voir que dans les fêtes folkloriques. L'homme mozabite est également reconnaissable au pantalon ample, porté dans quelques régions d'Algérie en habit traditionnel masculin. Dans les villes du Mzab, jeunes ou moins jeunes portent tous le pantalon traditionnel. La coiffe des hommes mozabites est généralement la calotte blanche, mais on peut également retrouver le turban, de taille moyenne, dont une partie sert à protéger le visage contre les sables du désert. La femme mozabite, quant à elle, sort avec un haïk blanc, comme le haïk citadin d'Alger. Ce voile couvre tout le corps, de la tête aux pieds, mais différemment de l'algéroise, la mozabite ne porte pas de voilette, elle se cache le visage en retenant les bords du haïk de la main, ne laissant apparaître qu'un oeil pour voir le chemin. A la maison, la femme mozabite porte un costume traditionnel qui ressemble fortement aux costumes de l'Atlas saharien ou des Aurès, avec un péplum composé de deux pièces, retenues par des fibules. Le costume de la mariée mozabite, quant à lui, est beaucoup plus élaboré et il se complète tout au long des sept jours que durent les noces. La mariée porte d'abord une chemise en tulle, recouverte d'un péplum blanc. Au troisième jour des noces, on lui ajoute un fichu ample et coloré appelé "abrouq", que la mariée accroche aux fibules, et au sixième jour, on lui donne un voile de laine blanc, appelé le "ksa". Le septième jour, enfin, la mariée porte un autre "ksa", de couleur rouge, et se pare d'une multitude de bijoux dont des fibules ajourées, appelées "tiseghnest", d'une ceinture en or ainsi que d'innombrables colliers, certains de pièces d'or et d'amulettes. La mariée mozabite porte également des bijoux appelés "tisgedrin" et plusieurs paires de boucles d'oreilles cylindrique et triangulaire.



Comments

Popular posts from this blog

LE « OUCHOU SOUFER », LE COUSCOUS DE GHARDAÏA